Après avoir laissé passer les deux premières grandes vagues technologiques de ma vie, j’ai décidé de plonger pleinement dans la troisième : l’intelligence artificielle. Ce blog sera mon journal de bord. Voici pourquoi je me lance aujourd’hui, et comment je compte éviter de rater le train cette fois-ci.
1. La première révolution : Internet, mon enfance connectée
Un jour, l’ordinateur familial sur lequel je jouais à mes jeux vidéo s’est connecté à Internet. À l’époque, il suffisait d’une adresse URL pour explorer un monde nouveau. Sans m’en rendre compte, je venais de croiser la première grande révolution technologique de ma vie.
Au début, mon usage se résumait à trouver des codes de triche pour Age of Empires ou Aladdin sur Megadrive. Puis sont apparus progressivement les forums, les e-mails, les réseaux sociaux, les achats en ligne, et enfin le streaming… Toute une galaxie de possibilités devenues aujourd’hui banales.
Évidemment, cette transformation ne s’est pas faite du jour au lendemain. Il a fallu près d’une décennie pour qu’Internet devienne ce qu’il est aujourd’hui. À ce moment-là, j’étais trop jeune pour saisir l’opportunité entrepreneuriale qu’il représentait. L’enfance a été ma meilleure excuse.
2. La deuxième révolution : les cryptomonnaies, l’occasion manquée
Quelques années plus tard, vers 2013, un ami me parle du Bitcoin. Mais une fois encore, je ne m’y intéresse pas. Il m’a fallu presque dix ans pour véritablement comprendre ce que j’avais manqué.
Pourquoi ce manque d’intérêt ? Était-ce un manque de curiosité, d’informations ou simplement une méconnaissance de l’économie ? Avec le recul, je réalise que c’est surtout ce dernier point. Ce n’est que tardivement, en assimilant progressivement les fondamentaux économiques, que j’ai compris le potentiel révolutionnaire des cryptomonnaies.
Mais cette fois, je n’avais plus l’excuse de la jeunesse. J’étais adulte, informé, et capable de creuser sérieusement le sujet. Malgré cela, j’ai laissé filer cette deuxième révolution sous mes yeux.
Le paradoxe reste fort : j’ai pleinement profité d’Internet découvert trop tôt pour entreprendre, mais j’ai ignoré les cryptos alors que j’avais toutes les cartes en main.
3. Aujourd’hui : l’intelligence artificielle, l’heure de saisir ma chance
Nous voici aujourd’hui face à ce que je considère comme la troisième grande révolution : l’intelligence artificielle, et particulièrement les Large Language Models (LLMs).
Cette révolution représente une opportunité immense pour les créateurs, entrepreneurs et développeurs. Pourtant, une question revient sans cesse : comment concrètement en tirer parti ?
Il est facile de dire après coup : « J’aurais dû lancer un blog en 2002 » ou encore « J’aurais dû miner du Bitcoin en 2013 ». Mais quand on vit une bascule technologique en temps réel, il n’est pas évident de déterminer précisément où porter son attention pour ne pas rester simple spectateur.
4. Ce blog, mon carnet de bord personnel sur l’IA
Ce blog est précisément ma réponse à cette problématique. Un journal de bord dans lequel je souhaite explorer concrètement les possibilités offertes par l’intelligence artificielle — en particulier à travers les agents IA.
Pourquoi les agents ? Parce qu’ils représentent selon moi la porte d’entrée la plus accessible aujourd’hui pour construire des choses réelles avec l’IA. Si le fine-tuning de modèles ou la conception de LLMs restent hors de portée pour un individu isolé, les agents sont d’ores et déjà utilisables par des profils comme le mien.
Je suis persuadé qu’ils transformeront bientôt notre quotidien, exactement comme Internet l’a fait avant eux. Reste donc à répondre à la question essentielle : que faire, ici et maintenant ? Comment intégrer concrètement les agents IA à mes projets et à mon quotidien ?
💡 Au fil des articles, je partagerai mes expérimentations, mes réussites, mes erreurs et mes réflexions autour de ces outils. Ce sera un apprentissage documenté « à hauteur d’humain ».
5. Mon utilisation actuelle de l’IA, entre simplicité et créativité
Aujourd’hui, l’IA fait déjà partie intégrante de mon quotidien. Concrètement, j’ai progressivement remplacé Google par ChatGPT ou Grok. Je ne cherche plus simplement des réponses ; je dialogue, je creuse, je challenge.
L’IA est devenue également une alliée précieuse en programmation, principalement en Python. J’ai commencé récemment à explorer les possibilités offertes par les agents IA, mais j’aborderai cela plus précisément dans d’autres articles.
Pour illustrer mon propos avec un exemple immédiat : l’image qui accompagne cet article.
Je l’ai générée à l’aide de Midjourney, après avoir préalablement construit mon « profil visuel ». J’ai choisi entre deux images proposées par une interface jusqu’à atteindre 200 sélections, définissant ainsi clairement mes préférences.
Après avoir généré une cinquantaine d’images, un nouveau problème s’est posé : comment choisir la meilleure ?
C’est là que je me suis rappelé d’une scène du film The Social Network, où Zuckerberg crée FaceMash et demande à Saverin de lui coder un classement inspiré des joueurs d’échecs (méthode Elo). Direction Cursor : en quelques minutes, l’IA m’a aidé à coder un petit script affichant deux images côte à côte, me demandant d’en choisir une, et ajustant automatiquement le classement selon la méthode Elo.
Le résultat : un processus de sélection ludique, rapide, efficace.
6. Le futur appartient à ceux qui sauront déléguer à l’IA
Quand je parle d’intelligence artificielle autour de moi, je ressens souvent un décalage énorme. J’ai parfois l’impression de vivre déjà dans le futur, alors que beaucoup n’ont même pas commencé à entrevoir son potentiel.
Pourtant, je suis convaincu que bientôt tout le monde devra s’y mettre, car l’IA va profondément transformer le travail intellectuel.
Le salarié de demain ne passera plus son temps à écrire du code : il définira ce que l’IA doit produire pour lui.
Ainsi, le métier de demain consistera surtout à :
- Fixer clairement des objectifs ;
- Évaluer et ajuster les résultats produits par l’IA ;
- Affiner les prompts ;
- Faire preuve de goût, d’intuition et de jugement.
Le rôle d’« inspecteur des travaux finis », autrefois critiqué, pourrait bien devenir le métier d’avenir.
7. Mais au fait, c’est quoi exactement un agent IA ?
J’ai volontairement utilisé ce terme plusieurs fois sans le définir précisément dès le départ. Pourquoi ? Parce que je préfère que vous le découvriez naturellement à travers l’usage que j’en fais.
À mes yeux, un agent IA est simplement un programme autonome utilisant plusieurs modèles d’intelligence artificielle (souvent des LLMs) pour accomplir des tâches complexes.
C’est une nouvelle manière de concevoir le logiciel : on ne code plus tout ligne par ligne, on définit une intention claire et précise, et l’agent s’occupe du reste. On travaille avec la machine, pas contre elle.
Je m’arrête ici pour aujourd’hui. Cette définition, comme ce blog, est vouée à évoluer à mesure de mes explorations.
8. Une seule chose à retenir ?
Si je devais ne retenir qu’une chose de ces révolutions technologiques successives, c’est celle-ci : entourez-vous de personnes curieuses dans les domaines qui vous passionnent. C’est exactement ce que je recherche à travers ce journal : une communauté de réflexion, d’échange et d’expérimentation.
Ici, le but n’est pas d’avoir raison, mais bien de chercher ensemble, d’essayer et d’avancer collectivement.
Et vous, comment vous comptez surfer la vague de l’IA ?



